UNEDIC: la CGT a occupé la DGEFP

20150325-UNEDIC-dgefpMercredi 25 mars, en marge des négociations entre organisations syndicales et MEDEF, sur l'amélioration des droits rechargeables de l'assurance chômage, une trentaine de militants de l'Union Syndicale de l'Intérim CGT, de la CGT Spectacle et du Comité CGT des Privés d'emploi,  ont réussi à investir la DGEFP (Direction Générale de l'Emploi et de la Formation Professionnelle) à Montparnasse.

Cette Direction est celle qui agrée, sans sourciller, les pires conventions assurance chômage qui appauvrissent de plus en plus des millions de chômeurs.

Cette opération "coup de poing" menée par la CGT, a réussi à faire bouger quelques peu les lignes. Mais comme à l'habitude, la négociation était jouée d'avance : MEDEF, CFDT, FO et CFTC s'étaient quasiment mis d'accord en amont.

Une usine à gaz se construit : certains chômeurs pourront faire valoir un droit d'option, leur permettant de renoncer à des indemnités journalières trop basses en cas de reprise de travail dès quatre mois. Si nous avons obtenu que l'effet de ces mesures soit rétroactif au 1er octobre, les critères restrictifs imposés ne permettront qu'à un tiers des demandeurs d'emploi victimes du dispositif des droits rechargeables de voir leur situation révisée au 1er avril. Deux tiers - soit plus de 250 000 personnes - resteront en sous-indemnisation.

Les économies imposées par les signataires sont les suivantes :

dans tous les cas de figure, la démission générera une "punition" consistant à subir un délai non indemnisé de quatre mois minimum ;
l'allocation différentielle de reclassement (qui permettait de compenser la perte de revenus pour une reprise de travail moins rémunérée) est supprimée ;
l'aide à la création d'entreprise est abaissée de 50 à 45 % pendant deux ans.

Comme l'ont montré nos propositions, une autre réforme est pourtant possible !

La lutte continue pour l'emploi et pour une autre indemnisation du chômage :

le 9 avril, la CGT appelle avec d'autres forces syndicales, l'ensemble des salariés, CDI, CDD, intérimaires, demandeurs d'emploi et retraités à se mobiliser en participant aux grèves et manifestations prévues, notamment à la manifestation nationale à Paris.